La régulation des phénomènes naturels

Les milieux humides interviennent dans la gestion de la ressource en eau en alimentant les nappes d’eau souterraines et les cours d’eau. Ils préviennent les dommages causés par les inondations en régularisant l’effet des précipitations. En stabilisant les sols, la végétation des milieux humides freine, d’une part, les effets érosifs du vent. De plus, en raison de la capacité reconnue de ces écosystèmes à séquestrer le carbone, ils contribuent à réduire les émissions de gaz à effet de serre. La conservation, le maintien et la remise en état des milieux humides sont des éléments importants d’une stratégie d’atténuation des effets des changements climatiques (Bridgewater, 2007).

La filtration de l’eau

La majorité des eaux qui circulent dans un bassin versant entrent en contact avec les milieux humides à un moment ou à un autre de leur parcours d’écoulement. En filtrant les sédiments, les milieux humides contribuent à assurer une alimentation en eau de qualité. Lorsqu’ils ne sont pas saturés, ces écosystèmes limitent l’apport des nutriments (azote et phosphore) et contribuent à la qualité de l’eau des lacs et des cours d’eau. Ils participent notamment à lutter contre  la prolifération des cyanobactéries (algues bleu-vert).

La biodiversité

Les milieux humides supportent des habitats caractéristiques et assurent la sauvegarde des populations animales et végétales qui y vivent. On y trouve plus de la moitié des espèces menacées ou vulnérables du Québec. Les populations animales et végétales qui composent ces écosystèmes favorisent à leur tour le maintien des mécanismes naturels qui leur permettent de fonctionner, comme la capacité de certains arbres à pomper l’eau ou celle des insectes à transformer la matière organique. Ainsi, de manière globale, les biens et services écologiques rendus par ces écosystèmes participent activement à la conservation du patrimoine naturel et génétique du territoire.
Services écologiques des milieux humides rendus à la société