Bienvenue à l'Association des Propriétaires et Amis du Lac Connelly inc. (APALC)
M.A.J. 2018-08-01
Myriophylle à épi «-» Bilan
Bilan
Qu'avons nous appris de cette lutte?
- Nous avions un problème de charge de phosphore et d'azote important dans notre lac;
- Qu'il s'en ajoutait beaucoup chaque année;
- Que le comportement et la négligence humaine en était une cause importante;
- Nous devions prendre conscience de notre impact sur le lac;
- Qu'il fallait changer nos mentalités et attitudes dans la relation que nous avions avec notre lac;
- Que nous devions mettre en place des saines pratiques de protection de notre environnement.
Est-ce que nos corvées furent la solution au problème? Malheureusement, nous ne pouvons prouver scientifiquement que ce fut le cas. Mais, a posteriori, basé sur tout ce qui est connu maintenant sur la plante et ses habitudes, nous pouvons conclure certaines choses.

Nous avons pris un grand risque: Le myriophylle consomme du phosphore et de l'azote contenu dans les sédiments. Donc, en principe, il diminue la quantité contenue dans le lac, ce qui est bon. Par contre, sa trop grande population peut affecter négativement l'équilibre du lac. De plus, chaque hiver, les tiges et feuilles tombent au fond du lac et se décomposent pour alimenter davantage les sédiments.

Qu'aurait-il pu se produire? Dépendant des taux d'apport en phosphore et azote au lac et les concentrations existantes, extraire la plante qui en consommait pouvait créer une concentration trop élevée menant à une efflorescence algale (bloom) qui aurait précipité la dégradation du lac. Ou bien, comme dans bien des cas connus où l'apport en phosphore et azote n'est pas réduit ou freiné, les extractions répétées de la plante n'auraient peu ou pas modifiés sa population et croissance.

Alors, que c'est-il produit? Toujours en théorie, il semble que nos efforts d'extraction ont provoqués certains effets: A) Ne pouvant pas toujours extraire les racines mais en brisant les tiges, on a forcé la plante à repousser verticalement et ainsi puiser plus de nourriture dans les sédiments, provoquant une réduction des concentrations dans ceux-ci. B) On a extrait, progressivement, de la biomasse végétale issue de l'alimentation par le phosphore et ce volume ne venait pas se dégrader en fin de saison pour s'ajouter aux sédiments. C) On n'a pas prouvé l'extraction du phosphore avec la plante lors des analyses en 2002. Le fait d'empiler la récolte à la route et de la ramasser le lendemain, avait pour effet de vider le volume d'eau contenu dans la plante. D) À cause d'une bathymétrie particulière à notre lac, qui possède une profondeur moyenne de 7,7 m. une grande partie du littoral dépasse la limite de profondeur où la plante peut s'implanter et pousser. Le problème de bouturage causé par l'extraction devenait moins risqué. E) Les sédiments soulevés par l'extraction peuvent avoir dérivé et trouvé demeure dans des fonds plus profonds et non accessible pour nourrir la plante.